Casser Israel dans la presse: le sport national français

La semaine dernière, sur le site d’EuroPalestine, Nathalie Arthaud s’exprime en ces termes: « mon parti, Lutte Ouvrière, a toujours dénoncé avec détermination la politique du gouvernement d’Israël qui pousse les Palestiniens hors de leurs terres, enferme les populations derrière des barbelés et des murs de béton et des kilomètres de barbelés, qui transforment les territoires palestiniens en camps de concentration à ciel ouvert, et en particulier dans le cas de Gaza ». Voici une réponse pour remettre la vérité en place sur la situation entre Israel et les palestiniens. 
Pour se faire aimer par tous il est devenu commun de détruire Israel dans la presse. Israel est devenue la proie facile qui permet aux gauchos de se cacher dernière un soit-disant  ennemi alors que sur le terrain  la réalité est bien différente.

Poussés hors de leurs terres ?

Le 6 juin 2004, le Premier Ministre Ariel Sharon a pris la décision d’évacuer la totalité des implantations de la bande de Gaza. En août 2005, il a promulgué le plan d’évacuation de la bande de Gaza de tous les citoyens israéliens et des soldats de Tsahal. L’évacuation de Gaza fut complètement achevée le 12 septembre 2005.

Peu de temps après le désengagement, le Hamas s’est emparé du pouvoir dans la bande de Gaza et mène depuis une guerre sans relâche contre l’État d’Israël. Il attaque notamment Israël en tirant des roquettes et des missiles qui visent la population civile israélienne.

La Zone A, Zone B, Zone C en Judée-Samarie, qu’est ce que c’est ?

 La zone A constitue 2.7% de la Judée-Samarie et elle comprend les plus grandes villes palestiniennes, uniquement peuplées par des arabes. Elle est exclusivement contrôlée par l’Autorité Palestinienne. Elle englobe notamment Jenin, Naplouse, Qalqilyah, Tulkarem, Ramallah, Bethléem et Jéricho. La zone B constitue 25.1% de la Judée-Samarie. Y vivent à la fois des populations juives et arabes. Elle est gouvernée par des Israéliens et par des Palestiniens : l’Autorité Palestinienne est responsable de la population arabe d’un point de vue juridique et Israël est responsable de la situation sur le plan sécuritaire. Les paysages sont principalement caractérisées par des villages et des terres agricoles. La dernière zone est uniquement contrôlée par Israël sur le plan administratif  et sécuritaire. On y trouve des communautés juives et des infrastructures militaires de l’armée israélienne. Les principales villes de cette région sont Ariel, Betar Illit, Ma’ale Adumim et Modi’in Illi

Dans leur ensemble, ces implantations ne représentent que 5% du territoire de Judée-Samarie. De plus, depuis 1996, Israël n’a construit aucune implantation nouvelle dans la région, et en a même démantelé 4 en Samarie septentrionale en 2005. Les constructions réalisées depuis 1996 l’ont été dans des implantations déjà existantes en réponse au besoin de croissance naturelle de la population, et elles ont fait l’objet d’un moratoire de 10 mois en 2010.

N’ont pas le droit de travailler la terre ?

Au cours de cette année, les Palestiniens de Gaza ont exporté 399 tonnes de fraises,  6.5 tonnes de tomates cerises et 6 tonnes de poivrons vers les marchés européens. Les prévisions pour l’an prochain montrent une nette augmentation. En 2012, les agriculteurs de Gaza exporteront 1000 tonnes de fraises, et 150 tonnes de poivrons par le point de passage terrestre Kerem Shalom. Ces exportations se feront grâce à la bonne coopération entre les services du COGAT (une unité de l’armée israélienne) et de l’Autorité Palestinienne.

Les produits cueillis, préparés et mis en cartons à Gaza sont tout d’abord envoyés au point de passage terrestre de Kerem Shalom, d’où ils sortent du territoire. Ils sont ensuite envoyés depuis Israël vers les pays européens, dans le stricte respect des normes concernant la chaîne du froid afin de préserver leur qualité. Les représentants de l’administration civile et du COGAT (Coordinateur de l’Activité Gouvernementale dans les Territoires) ont annoncé un projet-pilote qui permettra l’exportation de meubles de Gaza vers l’Europe à partir du mois de décembre.

Le marché de Gaza en 2011
 
Communication et liberté d’expression sous contrôle israélien ? La censure est imposée par le Hamas!

Depuis 2005, Israël s’est retiré de la bande de Gaza et la zone est aujourd’hui intégralement sous le contrôle du Hamas. A l’instar de la brutalité avec laquelle le mouvement terroriste s’est installé au pouvoir, il impose depuis plusieurs années les mêmes méthodes pour empêcher tout avis contraire au sien d’être entendu. Les exemples sont nombreux et il arrive que la presse internationale s’en fasse parfois l’écho.
Ainsi, le 4 février 2009, quelques semaines après la fin de l’opération ‘Plomb Durci’, France 2 diffuse dans son édition du 20H un reportage – signé Renaud Bernard et Tristan Lebraz – montrant de quelle manière le Hamas fait régner la terreur sur sa population.  On peut y voir dès les premières secondes deux Palestiniens dans un cimetière décrit comme celui des « parias du Hamas ». Ils viennent se recueillir sur la tombe de leurs proches, tués car ils refusaient, selon les journalistes, « la présence des combattants dans leur quartier ».Un Gazaoui interrogé affirme que le Hamas « a utilisé des hôpitaux comme quartier général et ils se sont mélangés aux civils ». La voix off va jusqu’à affirmer : « au pays du Hamas, il est interdit de parler. (…) Le Hamas veut tout contrôler, même quand un drame se suffit à lui-même. (…) Au royaume des combattants d’Allah il ne doit y avoir qu’une seule vérité. (…) Gaza est totalement verrouillée par les islamistes. (…) Pour faire la chasse à ceux qui en disent trop, le Hamas a des yeux et des oreilles partout ».

Le Hamas dispose de sa propre chaîne de télévision, Al-Aqsa TV. Ses programmes pour enfant par exemple contribuent à promouvoir les activités terroristes du Hamas , et incitent les Gazaouis dès leur plus jeune âge à se joindre à la résistance armée et violente contre Israël. Pour Haniyeh et son administration, la propagande et ses factions militaires ont une importance similaire.

Des murs de béton et des kilomètres de barbelés ?

Environ 96% de la clôture consiste en du grillage équipé d’un système transmet une alerte au moindre mouvement détecté à une salle de surveillance. Le reste est un mur en béton, construit pour empêcher les terroristes de tirer sur des véhicules israéliens. Depuis son édification, le nombre d’attaques terroristes contre des civils israéliens a diminué de 90%.

Le blocus:

Les cargaisons destinées aux habitants de la bande de Gaza transitent quotidiennement par le biais despoints de passage terrestres. En fait, depuis 1967, aucune marchandise n’est parvenue à la bande de Gaza par voie maritime. Par conséquent, le blocus imposé depuis janvier 2009 n’a aucunement affecté la manière et la fréquence de transfert de marchandises vers la bande de Gaza. Depuis le désengagement de la bande de Gaza en 2005, l’État d’Israël travaille en permanence pour permettre le transfert de l’équipement et des produits nécessaires à la population de la bande de Gaza.  Par ailleurs, la légalité du blocus a été reconnue par la Commission Palmer nommée par l’ONU.

Ce blocus a été imposé pour empêcher les organisations terroristes de la bande de Gaza d’organiser  leur trafic d’armes par voie maritime. Conformément au droit international, l’Armée de Défense d’Israël applique ce blocus maritime et contrôle tous les navires au large des côtes de la bande de Gaza, sans faire aucune exception. Selon le droit international, il est interdit d’imposer un blocus maritime sur une zone dans l’objectif d’affamer une population civile ou de lui nuire en la privant de denrées qui lui sont vitales. Comme précisé précédemment, ce blocus a été décidé pour des raisons de sécurité et il est évident qu’il n’a pas pour but d’entraîner une famine ou de priver les habitants de la bande de Gaza de denrées essentielles.

Enfermés ?

Le point de passage d’Erez est l’unique porte d’entrée et de sortie pour Gaza, depuis la fermeture par l’Egypte du point de passage de Rafah vers le Sinaï. Chaque jour, une centaine de personnes y transitent. Journalistes, membres d’ONG, volontaires internationaux mais aussi industriels gazaouis et civils palestiniens passent de Gaza vers Israël ou la Judée-Samarie. Des familles de Judée-Samarie et des arabes israéliens entrent visiter leurs proches à Gaza, des patients rejoignent les hôpitaux israéliens – chaque mois, 70 transferts urgents sont opérés entre ambulances afin de permettre à des patients critiques d’obtenir des soins avancés en Israël.

En 2011, plus de 15000 hommes d’affaire gazaouis ont reçu des permis pour se rendre en Israël dans le cadre de leurs affaires, c’est cinq fois plus qu’en 2010.

Selon le rapport de l’OMS (Organisation mondiale de la Santé) pour 2011, 93% des demandes de l’Autorité Palestinienne pour que des Gazaouis soit soignés en dehors de la bande de Gaza sont autorisées par Israël. Au seul mois de décembre dernier, 1,371 autorisations ont été délivrées à des patients gazaouis pour des raisons médicales, afin de leur permettre de recevoir un traitement dans les hôpitaux israéliens et de Judée-Samarie (Cisjordanie).Sur une population d’environ 1.6 millions d’habitants, c’est donc environ 1 Gazaoui sur mille qui est sorti en Israël durant le mois de décembre par par le point de passage d’Erez. En 2011, plus de 18000 patients et accompagnateurs se sont faits soigner en dehors de la bande de Gaza, 48% d’entre eux ont été pris en charge dans des hôpitaux israéliens.

Par ailleurs, chaque mois, des familles palestiniennes de Judée-Samarie et des arabes israéliens entrent visiter leurs proches à Gaza. Au cours des six premiers mois de l’année 2011, 83 058 Palestiniens ont été transférés en Israël pour recevoir des soins médicaux. Depuis 2010, l’Administration Civile a dépensé cinq millions de shekels pour venir en aide à des patients palestiniens. Dans le même temps, 139 678 tonnes de marchandises dont des centaines de tonnes de médicaments et d’équipement médical ont été transférées vers la bande de Gaza par le point de passage de Kerem Shalom, au sud de la zone.

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